Author Archives: Marine BOUHIER

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Entretien avec… Christine Beckers

Le 16 juin, lors de la 6ème édition du Virage de Mulsanne, Christine Beckers, la pilote belge vainqueur de sa catégorie aux 24 heures du Mans 1974, a accepté de répondre à nos questions. Entretien.

 

Virage de Mulsanne : Vous venez ici de nouveau après l’édition 2016. Pourquoi revenir à l’évènement Virage de Mulsanne ? 

Christine Beckers : L’ambiance, les gens sympathiques. L’année dernière ma voiture était ici, d’où ma venue. Mais même sans voiture, ça ne change rien. C’est sympathique de rencontrer des passionnés. J’ai même rencontré une dame qui m’a dit qu’elle aurait bien voulu être pilote mais que son père l’avait découragée. Je lui ai dit que le mien aussi mais que j’avais continué de m’accrocher.

Virage de Mulsanne : Que pensez-vous de l’édition 2017 ? 

Christine Beckers : C’est superbe. C’est chaque année plus beau. Ca doit être un sacré boulot.

Virage de Mulsanne : Jaguar, thème de notre évènement, qu’est-ce que cela représente pour vous et pour le Mans ? 

Christine Beckers : C’est l’excellence, la Grande-Bretagne, des voitures magnifiques. Les Anglais ont une façon de vivre la course automobile toute particulière, encore plus intense que les Français ou même les Italiens. C’est différent, ils ont la classe. C’est le top.


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Journée test : Toyota en tête

Comme tous les ans, le premier dimanche de juin au Mans est synonyme des premiers bruits de moteurs sur le mythique circuit des 24 heures. 

Sous un grand soleil, les pilotes et les 60 équipes engagés ont pu se familiariser avec le tracé et régler les voitures en vue de la semaine prochaine, des essais et de la course. L’occasion pour le public d’avoir un avant-goût de ce que sera la grande fête des 24 heures du Mans et de repérer les favoris.

En LMP1, catégorie reine où s’affrontent Porsche et Toyota après le départ d’Audi, la marque japonaise a pris l’ascendant sur les Allemands au cours des deux sessions d’essais de la journée. La n°7 de Kobayashi s’adjuge le meilleur temps devant la n°8 et la n°9. Les n°1 et n°2 n’auront rien pu faire et échouent aux 5e et 6e places du général. Tactique ou réelle domination ?

Quant au team ByKolles, seule équipe privée en LMP1, il progresse peu à peu et pourrait bien surprendre lors de la course. Kraihamer, Bonanomi et Webb se disent d’ailleurs contents de leur voiture. Ils sont 7e du général, à seulement 6 secondes des Porsche.

En LMP2, catégorie la plus disputée avec 25 équipages, les prototypes se sont livrés une guerre sans merci. Et c’est l’Alpine n°35 de Panciatici-Ragues-Negrão qui termine en tête du classement suivi par la Manor n°24 de Vergne-Hirschi-Graves et le Jackie Chan Racing avec sa n°37. Le GDrive Racing ne se classe que 4e alors que Vaillante Rebellion termine à l’issue de cette journée test 6e et 10e des LMP2.

En GTE-Pro, les 5 constructeurs Ford, Porsche, Corvette, Aston Martin et Ferrari ont fait le show. Finalement, ce sera la Corvette n°64 de Gavin-Milner-Fässler qui remportera le meilleur chrono de la journée devant les deux Porsche n°91 et 92. Suit la Corvette n°63 puis les Aston Martin, les Ferrari et enfin, les Ford.

En GTE-Am, les amateurs n’ont pas démérité et sont même passés sous la barre des 4minutes au tour ! Aston Martin tire cette fois son épingle du jeu avec l’équipage Dalla Lana-Lamy-Lauda. La Corvette de Larbre Competition est 2e devant le Dempsey Proton Racing. Le Clearwater Racing ferme la marche du tableau des temps.

Le tableau complet des temps ici

Tous les concurrents se retrouveront, avec leurs voitures, dès dimanche prochain pour le pesage. Puis place aux essais et à la course où les engagés s’affronteront pour le graal : la victoire aux 24 heures du Mans !

 

 

 

 


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J-30 : Retour sur… le film des 24h 2016

A un mois de notre grand évènement Virage de Mulsanne, retour sur l’édition 2016 des 24 heures du Mans et la présentation du film en novembre dernier au cinéma Méga CGR de Saint-Saturnin. 

Jeudi 24 novembre 2016.

Le cinéma Méga CGR de Saint-Saturnin a une nouvelle fois organisé l’avant première du film des 24 heures du Mans avec, toujours, la présence de nombreux pilotes et acteurs de la mythique course d’endurance.

C’est devant plusieurs salles du cinéma sarthois et une retransmission en live sur le site myaco.lemans.org que le film de l’édition des 24 heures du Mans 2016 a été présenté au grand public. Un film fort en émotion tout comme la course du mois de juin qui s’était fini par un coup de théâtre inimaginable. Un passage sous le drapeau à damiers fort en émotion à revivre en visionnant le film officiel.

Après la séance et une diffusion très applaudie, Bruno Vandestick, speaker officiel de la course d’endurance, a animé une soirée où étaient présents les pilotes:

  • Neel Jani (vainqueur des 24 heures cette année et du championnat WEC avec Porsche),
  • Loïc Duval (ancien pilote Audi), Stéphane Sarrazin (pilote Toyota),
  • Dirk Muller (vainqueur des 24 heures en GT avec Ford),
  • Julien Canal (pilote Greaves Motorsport),
  • Timothé Buret (pilote Panis-Barthez Compétition),
  • Vincent Capillaire (pilote So24).

Etaient présents aussi Frederic Sausset et ses coéquipiers pour cette grande aventure : Christophe Tinseau et Jean-Bernard Bouvet. Hughes de Chaunac, patron d’Oreca, avait aussi accepté l’invitation.

Si rien n’a filtré sur les programmes de Porsche et Toyota ou sur l’avenir des pilotes Audi, mis au chômage forcé par le retrait du constructeur du championnat d’endurance, les acteurs de cette grande course n’ont pas été avares de commentaires sur l’édition 2016.

« C’était un moment très violent. C’est le travail d’une année… Et tout d’un coup le ciel nous tombe sur la tête. C’est l’incompréhension, on se dit qu’on ne le mérite pas… c’était très dur », confie Hughes de Chaunac. Son pilote, Stéphane Sarrazin, continue : « c’était une course de folie. On s’est battu pendant plus de 20h ! Mais quand on voit ce qui s’est passé pour la numéro 5, la voiture sœur… Le Mans n’a pas décidé que c’était notre tour même si on avait la voiture pour gagner. »

Loïc Duval et Neel Jani sont du même avis : « C’était une course inoubliable », explique le pilote Suisse, « Ils m’ont dit que la Toyota était au ralenti. Je n’y croyais pas… Je me suis dit que Le Mans nous laissait gagner. » « C’était dur de voir ce qui est arrivé à Toyota », avoue quant à lui le pilote Français, « on sait à quel point c’est une grosse préparation. Mais c’est ce qui fait Le Mans… »

Du côté des pilotes LMP2, on pense déjà à l’an prochain et tous veulent rempiler. « C’est indescriptible ce qu’on vit au Mans », confie Timothé Buret, pilote Panis-Barthez Compétition, « on ne comprend qu’une fois qu’on est dans la voiture. Etre à l’arrivée c’est déjà un exploit et je suis content d’en être arrivé là. Je suis impatient d’y retourner. »

Pour Julien Canal, l’aventure a été moins facile mais le pilote Sarthois pense déjà à l’année prochaine. Vincent Capillaire est du même avis : l’année a été dure pour l’équipe locale So24 mais être à l’arrivée est la plus récompense qui soit.

L’équipe de Frédéric Sausset aussi était ravie de relever le défi d’atteindre le drapeau à damiers. Le quadri-amputé repense, ému, à son aventure hors du commun : « c’est fantastique de se replonger dedans, c’est extraordinaire car cela fait continuer le rêve… c’est grâce au sport automobile et cette aventure que j’ai pu commencer à accepter mon handicap. Merci à tous de m’avoir suivi. »

Hughes de Chaunac a d’ailleurs tenu à féliciter publiquement Frédéric Sausset avant de rappeler à quel point les 24 heures du Mans ne seront plus les mêmes sans Audi et le Dr. Ullrich qui, avec tous ses pilotes, a été invité à l’édition 2017.

 

Vous pouvez retrouver le DVD du film officiel des 24 heures du Mans 2016 sur la boutique en ligne de l’ACO (https://boutique.lemans.org/) mais aussi dans leur boutique sur le circuit du Mans.